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Changement climatique : le temps presse mais l’humanité peut encore agir

Dans son dernier rapport publié le 28 février 2022, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) constate que le changement climatique dû aux activités humaines provoque des perturbations dangereuses et généralisées dans la nature et affecte la vie de milliards de personnes dans le monde malgré les efforts déployés pour en réduire les risques.

Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a rendu public ce 28 février le deuxième volet de son sixième rapport d’évaluation intitulé "Impacts, adaptation et vulnérabilité". Le premier volet, publié en fin août 2021, avait établi que le réchauffement anthropique - causé par les activités humaines - s’accélère.

Cette deuxième partie précise les menaces auxquelles seront confrontées nos sociétés.
Depuis plus de 30 ans, le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) créé en 1988 évalue l’état des connaissances scientifiques, techniques et socio-économiques sur les changements climatiques, leurs causes, leurs répercussions potentielles et les stratégies de parade.

Hoesung Lee, Président du GIEC, lance un avertissement très sérieux sur les conséquences de l’inaction dans ce dernier rapport. «Le changement climatique fait peser une menace grave et grandissante sur notre bien-être et la santé de la planète. Les mesures prises aujourd’hui façonneront l’adaptation de l’humanité et la réponse de la nature aux risques climatiques croissants.», a-t-il précisé.

Impacts grandissants sur les villes

Le rapport du GIEC renferme également une évaluation détaillée des impacts du changement climatique, des risques et de l’adaptation dans les villes, qui concentrent plus de la moitié de la population mondiale.
Les efforts visant à intégrer la nature dans les villes devraient constituer l'épine dorsale du développement et de la planification urbains futurs afin d'améliorer la résilience aux impacts climatiques selon le Dr. Jennifer Lenhart, responsable mondial des villes pour le WWF.

Le changement climatique touche particulièrement les populations urbaines vulnérables, dont beaucoup vivent dans des établissements informels. Il est essentiel de veiller à ce que les villes soient résilientes pour absorber ces facteurs de stress, tout en maintenant leur fonction face à des menaces cumulées. 

Les villes abritent 55 % de la population mondiale et sont en pleine expansion. Nos modes de vie de plus en plus urbains mettent à mal les écosystèmes et contribuent au changement climatique. Abritant 80 % du PIB mondial, les villes sont responsables de 70 % des émissions de CO2 et de 75 % de la consommation de ressources naturelles. Elles sont également de plus en plus vulnérables face au réchauffement de la planète. 

Les solutions fondées sur la nature doivent être l'épine dorsale du développement futur

Le rapport jette un éclairage nouveau sur le potentiel qu’a la nature de diminuer les risques climatiques, mais aussi d’améliorer la vie des gens.

Les efforts visant à intégrer la nature dans les villes devraient constituer l'épine dorsale du développement et de la planification urbains futurs. Si les villes y parviennent, il en résultera non seulement des villes plus résilientes, mais aussi des améliorations de la qualité de vie, des villes plus saines et la création de millions d'emplois améliorant les moyens de subsistance. 

Les villes sont des lieux de défi et de changement, mais aussi des terrains d'essai pour de nouvelles idées novatrices, notamment pour mieux intégrer les solutions fondées sur la nature afin d'obtenir des avantages humains et écologiques. Ces solutions sont un outil, parmi d'autres, que nous pouvons utiliser pour atténuer les effets du changement climatique. 

Un avertissement aux dirigeants mondiaux

Le Dr. Stephen Cornelius, responsable mondial du WWF pour le GIEC, a déclaré : « Sécheresse et chaleur accablante, destruction des écosystèmes, tempêtes plus fortes et inondations massives, extinction des espèces - il ne s'agit pas d'une liste de scènes dans un film apocalyptique. Il s'agit plutôt du contenu d'un rapport scientifique faisant autorité et détaillant les impacts climatiques qui font déjà des ravages sur notre planète et ses habitants. Notre planète est en péril, elle est poussée jusqu'à ses limites - et parfois au-delà - et ce sont les personnes et les écosystèmes les plus vulnérables qui en souffrent le plus ».

Le rapport du GIEC apporte également un nouvel éclairage sur les risques liés au réchauffement de la planète. Il met en évidence les limites de l'adaptation et les conséquences d'une augmentation des pertes et des dommages pour les moyens de subsistance, l'alimentation, les infrastructures et la nature. De nombreuses limites d'adaptation sont déjà dépassées, menaçant la survie des communautés et des écosystèmes vulnérables.

Le changement climatique est assurément l'un des plus grands défis de notre époque. Il est encore possible d’espérer échapper à ses pires effets mais aucun délai n’est plus permis : nous devons agir et vite.

 

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