Les populations autochtones et les communautés locales toujours désireuses de continuer à travailler avec le WWF en RDC | WWF DRC

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Les populations autochtones et les communautés locales toujours désireuses de continuer à travailler avec le WWF en RDC

Cette première visite a permis un contact direct et fructueux avec les représentants des ONGs et des peuples autochtones

Du 1er au 4 mai 2019, Marco Lambertini, DG de WWF International, était en visite de travail en République démocratique du Congo en compagnie de  Fred Kwameh et Laurent Some, respectivement Directeur du WWF Afrique et Directeur des politiques et partenariats du WWF Afrique. Sa première séance de travail était réservée au personnel du WWF-RDC le 2 mai 2019 lors d’une réunion du personnel.

Il a clôturé sa visite par une réunion avec la société civile environnementale de la RDC, y compris les communautés locales et les populations autochtones, le 4 mai 2019.

L'objectif principal de la réunion était de renforcer les liens entre le WWF et la société civile environnementale de la RDC et de relever les réalités et les difficultés rencontrées par le WWF-RDC et les acteurs de la société civile dans la mise en œuvre des activités.

La société civile environnementale était représentée par des plateformes-clés: REPALEF (Réseau des populations autochtones et locales pour la gestion des écosystèmes forestiers); CFLEDD (Coalition des femmes dirigeantes pour l'environnement et le développement durable), CNCEIB - Coalition nationale de lutte contre l'exploitation illégale du bois; OGF - Observatoire de la Gouvernance Forestière - Représentant; CODELT - Conseil pour la défense environnementale de la légalité et de la traçabilité; ONG PABO - Paysans-Artisans de Bongandanga; ANAPAC RDC NGO - Alliance Nationale d'Appui et de Promotion des Territoires et des Territoires du Patrimoine Autochtones et Communautaire; La députée du Sud-Kivu, Adolphine Muley; DGPA - Dynamique des Groupes des Peuples Autochtones; AMAR - Action Massive Rurale.

Les représentants des principales plateformes de la société civile environnementale de la RDC ont reconnu le soutien fructueux reçu du WWF et ont exprimé leur gratitude à Marco Lambertini et au WWF.

Les représentants des principales plateformes de la société civile environnementale de la RDC ont reconnu le soutien fructueux reçu du WWF et exprimé leur gratitude à Marco Lambertini et au WWF.

Au nom des peuples autochtones, le coordinateur de REPALEF, Keddy Bosulu Mola, tout en remerciant le WWF RDC d'avoir facilité cette réunion, a reconnu les soutiens financier, matériel et technique dont bénéficie REPALEF depuis sa création en 2009, y compris un soutien institutionnel; financement d'activités de terrain; formation d'experts des organisations membres de REPALEF à la négociation et au suivi des accords de clause sociale dans le cadre du programme de gouvernance forestière de WWF-RDC.

Il a clairement indiqué que REPALEF considère le WWF comme la «mère» de sa structure. Il a également souligné que les peuples autochtones ont toujours été les vrais défenseurs de la nature. Ils méritent de tirer parti des ressources naturelles. Il a ensuite encouragé le WWF à poursuivre sur cette lancée en faveur des peuples autochtones de la RDC.

M. Bienvenu NGOY, représentant de la CNEIB, a également remercié le WWF pour son soutien aux communautés locales et aux peuples autochtones dans la lutte contre l'exploitation forestière illégale en RD Congo. Il a mentionné quelques progrès significatifs enregistrés depuis la création de cette structure, bien que certains défis subsistent, entre autres:

- Opacité dans la gestion des ressources naturelles en RD Congo;
- La nécessité d'identifier les flux de bois illégal;
- La Réduction du déficit de contrôle des forêts en travaillant avec les provinces, en particulier les administrations forestières provinciales;
- L’amélioration de l'autorégulation pour réduire les conflits entre les communautés, mais aussi avec le gouvernement congolais à travers l'achèvement du processus de planification nationale;
- La lutte contre la dégradation de l'habitat naturel.

Comme recommandations, cet acteur de la société civile a demandé au Directeur Général de WWF International de soutenir leur structure ne ce qui concerne:

1. Le Renforcement de la gouvernance forestière en RDC;
2. Le Renforcement de la participation des membres du CNEIB aux réformes en cours en RD Congo;
3. Le Soutien  actif à leur travail avec l'administration publique pour relever les défis posés dans la lutte contre l'exploitation forestière illégale.

Il a conclu en encourageant le WWF à poursuivre cette collaboration avec le CNEIB et d'autres organisations partenaires de la société civile.

Le coordinateur des ONG d'AMAR, tout en remerciant le WWF pour cette initiative, a mis en lumière certaines des principales réalisations de son organisation en partenariat avec le WWF-RDC. Il a mentionné la création de comités locaux de gestion et de développement, ainsi que de comités locaux de surveillance ; l'élaboration de plans simples pour la gestion des ressources naturelles et le renforcement des capacités des communautés dans ce domaine afin de soutenir l'administration dans le cadre de la décentralisation, par le biais de l'autonomisation des entités décentralisées, des peuples autochtones et des femmes.

Il a également souligné que sa structure soutenait les communautés dans la signature, la négociation et le suivi de plus de 40 accords de clauses sociales avec un soutien financier du WWF-RDC à travers son programme de gouvernance forestière, entre autres.

En guise de recommandation au Directeur Général de WWF, il a sollicité un soutien pour mobiliser davantage de ressources financières afin de renforcer la durabilité des actions sur le terrain.

Le coordinateur du CFLEDD a présenté le contexte de la dimension genre en RDC. Outre le plaidoyer mené au niveau international, tout a commencé avec la création d'un ministère chargé du genre en RDC. REPALEF a également valorisé les femmes dans ses actions sur le terrain. À l'origine, les femmes autochtones n'étaient pas prises en compte. C’est pourquoi un programme spécifique pour les femmes autochtones a été mis en place par le biais de structures spécifiques pour leur émancipation.

Une stratégie d’égalité des sexes a ensuite été élaborée car il s’agit d’une question intersectorielle, en particulier concernant l’accès des femmes à la terre. D'où la difficulté de prendre en compte les femmes autochtones dans la mise en place de comités de suivi et de développement locaux, tout en respectant le principe du consentement libre, préalable et éclairé. Elle a également mentionné le prix reçu par les femmes à la CdP 24.

Elle a conclu en demandant au directeur général du WWF de soutenir les aspects liés au genre dans la gestion durable des ressources naturelles en RDC, plus particulièrement les femmes autochtones.

Le représentant d’ANAPAC en RDC s’est joint à ses prédécesseurs pour saluer cette importante initiative. Par la suite, il a noté le nombre d'Aires et Territoires du Patrimoine Autochtones et Communautaire.

Dans le cadre du partenariat avec le WWF-RDC, ANAPAC RDC espère collaborer sur ces thèmes spécifiques:

- Initier des missions de prospection, d'identification et de documentation dans les concessions où le WWF-RDC est implanté,
- Identifier d'autres personnes à travers le pays;
- Renforcer les capacités des autochtones en matière de leadership pour assurer le suivi des accords de clause sociale sur les spécifications des concessions forestières et autres concessions forestières industrielles.

À propos des sites sacrés des peuples autochtones, le représentant a clairement mentionné le soutien supplémentaire nécessaire pour aider la propriété intellectuelle à enregistrer leurs terres dans le cadre du processus relatif aux Aires et Territoires du Patrimoine Autochtone et communautaire (APAC en sigle).

Le WWF-RDC soutient déjà ce processus et aide à mobiliser des fonds dans le cadre d’une coalition nationale. Ce travail est effectué avec la pratique de la gouvernance.

En conclusion, il a recommandé de prendre en compte ce partenariat avec ANAPAC RDC pour le bénéfice des peuples autochtones de la RDC.

Mme Adolphine Muley, Député national, a approuvé toutes les recommandations formulées par ses prédécesseurs. Il convient également de rappeler que sa structure collabore depuis longtemps avec le WWF-RDC et a énormément contribué à l'obtention de bons résultats, a-t-elle déclaré. Elle a souligné le fait que la question de l'accès des femmes à la terre est cruciale et que le WWF-RDC doit en tenir compte. Mais aussi, à l'est, le conflit entre les gestionnaires du parc national Kahuzi-Biega et les populations autochtones devrait attirer l'attention des autorités du pays.

Elle a ensuite demandé au WWF d'intervenir pour envisager un mécanisme d'attribution de nouvelles terres aux peuples autochtones, ainsi que des activités alternatives pour les empêcher d'entrer dans le parc, ces populations étant les premiers occupants. Il est nécessaire de mettre en place un mécanisme de résolution des conflits entre les populations autochtones et les gestionnaires du parc.

Alain Huart du WWF-RDC s'est concentré sur les projets mis en œuvre par le WWF-RDC en relation avec le processus REDD + en RDC et la séquestration du carbone forestier. Il a dévoilé les potentialités forestières du pays. Le projet a conçu 26 mesures REDD, notamment la défense des forêts, le paiement de services environnementaux, le soutien au reboisement, etc.

Marco Lambertini a clairement indiqué à quel point il était impressionné de voir cette collaboration fructueuse entre le WWF-RDC et la société civile de la RDC, tout en décrivant les bons résultats évoqués par les membres de la société civile de l'environnement. Il les a encouragés à poursuivre sur cette lancée et a confirmé la volonté du WWF de continuer à soutenir la RDC dans ses efforts pour la gestion durable des ressources naturelles.